Economie sociale ! Le mardi 15 décembre 2009, l'agence conseil NGE 2000, l'asbl SAW-b et la province de Luxembourg ont organisé les petits déjeuners de l'économie sociale à Marche-en-Famenne. Le débat entretenu s'est inscrit autour des partenariats qui se développent entre l'économie sociale et l'économie classique.
Ce rendez-vous des petits déjeuners de l'économie sociale s'est déroulé au sein de l'entreprise Belair-Jardins et Menuiserie, sur le zoning industriel de Aye. Cette entreprise englobe une société anonyme et une activité d'économie sociale (EFT) dans le secteur des jardins et de la menuiserie. Son identité témoignait parfaitement du partenariat qu'il est possible d'entretenir entre économie sociale et économie traditionnelle.Depuis toujours l'économie sociale a développé des partenariats avec l'économie privée classique. La crise économique et environnementale actuelle incite les entreprises privées classiques à repenser leur modèle de gestion et certaines proposent de nouveaux partenariats aux entreprises d'économie sociale. Mais ces partenariats sont-ils bénéfiques pour l'économie sociale ? Quelles en sont les limites ? Quelles sont les réelles motivations des uns et des autres à mener ces partenariats ? Différents intervenants ont participé à un débat et à une réflexion commune sur ces questions.
Autour de la table des discussions, il y avait par exemple Raymond Kenler, responsable de l'asbl Aurelie (Liège) qui développe des partenariats et une activité de formation par le travail ( EFT) dans les secteurs de la ressourcerie et de la récupération. Autre intervenant qui a posé un témoignage important dans ce débat, Bernadette Meunier, manager des opérations DIS, une division de Belgacom : elle a précisé le cadre important dans lequel Belgacom développe ses partenariats avec le secteur de l'économie sociale, notamment au travers du fonctionnement des "call center" de l'entreprise de téléphonie. Un partenariat important qui se révèle très peu connu et qui rencontre toutes les satisfactions des partenaires.
Un 3ème invité, William Wauters du groupe "Terre", spécialisé notamment dans la récupération de cartons et de textiles (Liège), a développé une thématique propre à l'importance de l'autonomie de gestion dans les entreprises d'économie sociale. Il a insisté également sur la dynamique du groupe Terre dans les investissements consentis les dernières années pour assurer la pérennité de l'entreprise ou développer ses activités.
Une des conclusions de ce débat a été la nécessité de dresser un cadastre des avantages et inconvénients des nouveaux partenariats qui peuvent se développer entre économie sociale et économie traditionnelle. Il est important de pouvoir conserver une maîtrise de tous les enjeux de l'économie sociale, afin de garantir une gouvernance garantissant le développement d'une activité au service de l'humain.










